Hanse 495 en test
Un espace incroyable

En matière d’espace habitable, le nouveau Hanse 495 bat tous les records de la classe des 50 pieds. Aucun de ses concurrents n’est plus haut ni plus large. Et son comportement sur l’eau est top…
On peut partir du principe qu’un Hanse affichera de bonnes propriétés de navigation. Et le nouveau 495 ne fait pas exception à la règle. Son mât culmine à 22 mètres au-dessus de la surface de l’eau et le bateau peut compter sur une surface de voile de 130 m2 avec un génois à 105%. On sent ici tout de suite que Schmidt, le fondateur du chantier, est un véritable régatier. Rolf Vrolijk, le designer attitré de Hanse, a notamment travaillé pour Alinghi. Malgré ses réservoirs quasiment pleins, le 495 file à près de quatre nœuds au près sous un vent de quatre nœuds, alors que nous ne naviguons que sous petit foc autovireur. Son grand safran et ses deux roues de gouverne en carbone répondent au moindre tourbillon d’eau. Une moins grande sensibilité serait peut-être préférable pour de plus grands trajets. Les places disponibles aux barres à roue ne présentent par contre pas le moindre dé- faut, même s’il manque peut-être ici un petit support pour les pieds. En revanche, les sièges situés derrière les barres peuvent être pliés, ce qui n’est pas forcément nécessaire. Le vent forcit au large de Canet en Roussillon où se trouve le centre de service de Hanse pour la mer Méditerranée: 13 nœuds. Nous ne sommes pas loin de prendre le premier ris. Nous filons maintenant à 7,5 nœuds au près (une vitesse normale dans de telles conditions). Si l’angle de virement de ce modèle ne descend pas en dessous de 90°, c’est avant tout à cause de sa coque extrêmement volumineuse. Mis à part cela, le bateau est facile à manœuvrer: le foc autovireur fait partie de son équipement standard, tout comme la grand-voile autovireuse dont l’écoute est renvoyée sans rail à proximité de l’accès à l’intérieur. C’est un détail typique de la marque: l’important pour Hanse est de naviguer sans problème. Quatre winches facilitent le travail des équipiers et le gréement peut être bien réglé, même si les filins trop fins de ce premier numéro de série glissent parfois à travers les coinceurs. Mais pour un bateau de plaisance, ce modèle Hanse propose une navigation axée sur le plaisir. Au mouillage, la partie arrière de la poupe peut être repliée grâce à un taquet et un amortisseur (comme dans un coffre de voiture). Ce système fonctionne tellement bien que l’installation électrique facilitant ce rangement fait partie des options auxquelles il est possible de renoncer. Il en va par contre tout autrement du «Hanse Smart Mooring System»: avec ses propulseurs de poupe et de proue, ce bateau peut être dirigé très facilement avec une grande précision: un excellent jouet pour les grands enfants. Comme à son habitude, Hanse a renoncé à poser des joints sur presque tous les clapets de ses compartiments moteurs, ce qui double presque le volume du moteur dans le salon lorsqu’il passe de 1500 à 2500 tours/minute. Mais grâce au diesel peu bruyant de Volvo Penta, ce volume n’est jamais dérangeant.
- Hanse 495 - télécharger le rapport de test complet
- marina.ch Numéro 40 / Avril 2011 (PDF 1.9 MB)

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